Prénom modifié · Identité anonymisée · Golfe de Saint-Tropez
Thomas pratique le saut d'obstacles au Centre Équestre des Bauges depuis huit ans. En octobre, sa jument a trébuché à la réception d'un oxer. Il est tombé. Pas gravement blessé. Mais quand il a repris, quelque chose avait changé.
Thomas pratique le saut d'obstacles au Centre Équestre des Bauges depuis huit ans. En octobre, sa jument a trébuché à la réception d'un oxer. Il est tombé. Pas gravement blessé — quelques contusions, une fracture légère au poignet. Trois mois d'arrêt.
Quand il a repris, techniquement c'était là. Mais à l'approche des obstacles, quelque chose se contractait. Une hésitation dans les jambes qu'il ne commandait pas. Sa jument le sentait. Les performances s'en ressentaient.
Le corps avait enregistré quelque chose que la tête avait dépassé. Thomas savait intellectuellement que la chute était un accident, que sa jument était fiable, qu'il avait le niveau pour reprendre. Mais à deux foulées de l'obstacle, une information différente prenait le dessus — une mémoire physique du danger.
En équitation plus qu'ailleurs, cette tension est immédiatement perçue par le cheval. Ce qui crée un cercle : le cavalier hésite, le cheval ressent, l'obstacle devient effectivement plus incertain, ce qui confirme la peur.
"Je savais que c'était dans ma tête. Mais dans ma tête ça ne se réglait pas. Le travail avec l'EMDR (désensibilisation par les mouvements oculaires) a touché quelque chose de différent."
— Thomas · Cavalier · Centre Équestre des Bauges
Quatre séances. L'EMDR en priorité — pour traiter la trace sensorielle de la chute. Pas le souvenir intellectuel — la mémoire physique, celle qui se réactivait à deux foulées de l'obstacle. Un protocole précis, orienté sur les sensations dans le corps au moment de la chute et dans les secondes qui avaient suivi.
La PNL (Programmation Neuro-Linguistique) ensuite — pour reconstruire un état de confiance à cheval, ancré physiquement dans la position et la respiration. Un état accessible avant l'entrée en piste.
Dès la troisième séance, Thomas a remarqué quelque chose à l'entraînement — la contraction n'était plus là à l'approche des obstacles. Pas une certitude absolue. Mais quelque chose de différent dans le corps. Sa jument aussi a répondu différemment. Deux mois après, il a participé à sa première compétition depuis la chute.
Cette situation est présentée avec l'accord de la personne concernée. Le prénom a été modifié et les détails identifiants supprimés. Elle illustre une problématique fréquemment rencontrée en cabinet.
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