Situation vécue · Tennis · Var

Le tennisman qui double-fautait
sur les points importants.

Prénom modifié · Identité anonymisée · Golfe de Saint-Tropez

Marc joue au tennis depuis vingt ans. Niveau 4/6, compétiteur sérieux au Tennis Club de Sanary-sur-Mer. Il sert bien à l'entraînement — premier service costaud, deuxième service solide. En match, sur les balles de break, c'est une autre histoire.

La double-faute arrive systématiquement dans ces moments-là. Pas toujours — mais souvent. Assez souvent pour qu'il y pense avant même de servir. Ce qui n'arrange rien.

Il a essayé de corriger techniquement. Son coach aussi. Le geste est bon. La mécanique est là. Ce n'est pas un problème de technique — il le sait. Mais savoir ça ne change pas grand-chose au moment du service.

Ce qui se passait vraiment

En première séance, on a cartographié le déclencheur précis. Pas "les points importants" en général — un contexte très spécifique : quand le score est serré au troisième set et qu'il sent le regard de ses coéquipiers. C'est là que quelque chose se contracte, juste avant le lancer de balle.

On a remonté cette contraction. Elle avait une histoire — une finale de championnat régional, huit ans plus tôt, une double-faute sur match. La défaite avait suivi. Son cerveau avait enregistré l'association : enjeu fort + regard des autres = danger. Et depuis, chaque situation similaire réactivait la même réponse.

"Je savais que c'était dans la tête. Mais je ne savais pas comment y accéder. Là, on a vraiment travaillé sur ce qui se passait — pas sur des trucs à se dire pendant le match."

— Marc · Joueur de club · Saint-Tropez

Ce qu'on a fait

Trois séances de PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et EMDR (désensibilisation par les mouvements oculaires). La PNL d'abord — pour construire un état de référence solide avant le service, ancré physiquement. Pas une routine mentale à se réciter — une ressource installée dans le corps, accessible dans les moments de pression.

L'EMDR ensuite — pour traiter la trace de cette finale, huit ans plus tôt. Pas pour l'effacer ou minimiser ce qui s'était passé. Pour que ce souvenir ne continue pas à se rejouer dans chaque balle de break.

Quatrième séance : vérification, ajustements, ancrage de la nouvelle réponse en situation de compétition imaginée sous hypnose légère.

Ce qui a changé

Pas de miracle. Pas de transformation spectaculaire. Mais en match, quelque chose de différent — la contraction n'est plus là avant le lancer de balle. Il y a encore de l'enjeu, encore de la pression. Mais le corps ne réagit plus comme si c'était un danger.

Deux mois après : son pourcentage de premières balles en situation de pression a augmenté. La double-faute systématique sur les points importants — elle n'est plus systématique.

Cette situation est présentée avec l'accord de la personne concernée. Le prénom a été modifié et les détails identifiants supprimés. Elle illustre une problématique fréquemment rencontrée en préparation mentale pour sportifs.

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