Prénom modifié · Identité anonymisée · Golfe de Saint-Tropez
Éléonore dirige une structure d'une vingtaine de personnes dans le Golfe. Les résultats sont bons. L'équipe fonctionne. Et depuis deux ans, elle ne sait plus vraiment ce que ça fait de ne pas penser au travail.
Éléonore dirige une structure d'une vingtaine de personnes dans le Golfe. Les résultats sont bons. L'équipe fonctionne. Et depuis deux ans, elle ne sait plus vraiment ce que ça fait de ne pas penser au travail.
Le week-end, elle est là. Physiquement. Mais le mental tourne — les décisions à prendre, les scénarios à anticiper, les conversations à refaire. En vacances au Cap Camarat, elle ouvre ses mails le matin avant que les autres se réveillent. Elle n'a jamais vraiment décidé de faire ça.
En première séance, on a cartographié ce qui se passait précisément. Pas "le stress du travail" en général — un état de vigilance chronique qui s'était progressivement installé comme mode de fonctionnement par défaut. Son système nerveux avait appris que rester en alerte était utile. Et il ne savait plus faire autrement, même quand ce n'était plus nécessaire.
Ce n'était pas un problème d'organisation. Ni de discipline. Ce n'était pas non plus du surmenage classique — elle n'était pas épuisée au sens clinique. C'était quelque chose de plus subtil : une incapacité à sortir d'un mode de fonctionnement qui avait été utile, et qui continuait à tourner à vide.
"Je pensais que c'était juste ma personnalité. Que j'étais quelqu'un qui ne sait pas s'arrêter. On a travaillé sur quelque chose de plus précis que ça."
— Éléonore · Dirigeante · Golfe de Saint-Tropez
Six séances sur trois mois. La PNL (Programmation Neuro-Linguistique) d'abord — pour identifier les croyances qui maintenaient l'état de vigilance ("si je ne surveille pas, quelque chose va rater"), les recadrer, construire une représentation différente du repos. Pas "se forcer à se reposer" — modifier ce que le repos représentait intérieurement.
L'hypnose ensuite — pour installer la capacité à basculer entre les états. Un ancrage précis, activable physiquement, qui permet de signaler au système nerveux que le mode alerte peut s'arrêter.
Le changement n'a pas été spectaculaire — c'est rarement le cas dans ce type de travail. Mais trois mois après, quelque chose de concret : elle s'est rendu compte qu'elle avait passé un dimanche entier sans penser au bureau. Ça faisait longtemps que ça ne s'était pas produit.
Cette situation est présentée avec l'accord de la personne concernée. Le prénom a été modifié et les détails identifiants supprimés. Elle illustre une problématique fréquemment rencontrée en cabinet.
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